Asatte Dance de Naoki Yamamoto

Seule série de Naoki Yamamoto disponible en français, Asatte Dance (signifiant littéralement “danse jusqu’au surlendemain”) est une histoire sur 7 volumes.

En bref, Suekichi est un étudiant fauché qui se voit l’héritier de la fortune de son arrière grand-père, mais à la condition qu’il obtienne son diplôme  et se marie. C’est à partir de ce moment qu’Aya, jeune femme dont on ne sait pas grand chose, fait son apparition.

Si la série est un peu fleuve et utilise tous les ficelles du manga, il y a beaucoup de positif. Tout d’abord les personnages sont extrêmement attachants, notamment Aya, qui se dévoile au fur et à mesure du récit. Ensuite l’érotisme qu’elle dégage, la chaleur des ébats et le doux vice affiché ravissent le lecteur. Et enfin l’autre point essentiel est dans l’humour quasi- permanent (par exemple, les apparitions fantomatique de l’aïeul, l’immigré squatteur…).

Malgré le coté daté de la série, elle garde sa fraîcheur et a un vrai côté humain très éloigné des hentaï ultra pornographiques. On peut trouver beaucoup de ressemblances avec “Maison Ikkoku” (Juliette Je t’aime) de Rumiko Takahashi mais avec du sexe, donc forcément moins naïf, mais les clés du récit sont les mêmes.

Drôle, sexy et humain, on regrettera peut être la longueur de l’histoire qui traine un peu et que ce soit destiné à un public jeune adulte masculin. Une série à découvrir pour les amateurs de manga.

- Tu es mouillée

- Idiot ! Je me demande si tous les garçons sont comme toi et ne pensent qu’à ça.

(Version lue Tonkam)

M de Masakazu Katsura

Katsura est très connu pour ses séries romantiques telles que Video Girl Aï. Il a toujours eu une grande facilité à dessiner les slips de ses héroïnes.

En bref, Emi accepte d’être la petite amie d’Eiji, mais à la condition qu’ils ne fassent jamais l’amour. Mais Emi est loin de rester prude et un drôle de jeu à la conclusion fatale se met en place.

Katsura sait dessiner. Ses femmes sont de grandes adolescentes dans la ligne de ses autres séries, toujours sensibles avec une larme d’émotion permanente au coin de l’oeil. Et si elles paraissent naïves, elles savent ce qu’elles font. Le personnage d’Emi est intéressant, bien plus que le jeune Eiji qui se bat contre ses pulsions mais accepte et comprend la forme de masochisme qu’elle lui fait vivre, tout ça pour la beauté de l’amour. (hum hum)

Les quelques scènes chaudes sont assez intenses. Vont ils le faire? C’est ce qu’ils souhaitent, mais ça serait la fin de leur histoire. Ce point rend la BD intéressante, mais heureusement que l’histoire est courte.

De bien belles planches, des stéréotypes très japonais (la mini jupe et la vue sur les sous vêtements, la scène de bain…) rendent la lecture agréable, bien que le fond soit plus moral qu’autre chose. A la fin, on a l’impression d’avoir lu un plaidoyer pour l’abstinence. Cela peut s’expliquer par le fait que M soit le seul récit érotique de l’auteur et, grand chantre du romantisme nippon, il ne peut y voir une consommation qui rendrait l’amour vulgaire, le physique étant inférieur au spirituel.

- Quand est-ce que tu te soulages?

(Version lue Editions Tonkam 2006)