Dirty Comics (Editions Allia)

Nous avons déjà évoqué les "Dirty Comics" avec le livre Tijuana Bibles.

En bref, en 2 volumes, les Editions Allia proposent une traduction de quelques "Eight pagers". Pour rappel, ces petites BDs étaient composées de 8 pages et une couverture distribuées sous le manteau aux Etats-Unis à partir des années 20.

Quasiment un siècle après leur parution, les Dirty Comics ont perdu leur caractère sulfureux. On retient davantage le côté parodique et la relative niaiserie qui en ressort. Et c’est un plaisir.

On apprécie de pouvoir se confronter à cet érotisme daté et on peut même regretter de ne pas retrouver autant ces cotés paillards et bon enfantin.

Mais le Dirty Comics, c’est aussi un univers sans nom, puisque les auteurs ne signaient jamais leurs œuvres. Par recoupement, certains ont pu être identifiés. Sans volonté de faire de l’art, ce n’était qu’un moyen de vivre pour eux.

On conseillera cette lecture à tout ceux qui souhaitent découvrir l’histoire du genre.

- Merde alors, quelle culasse ! Mais j’ai aucune chance, ma bite est trop petite, j’ai une idée : je vais glisser une bouteille de lait dans mon pantalon pour qu’elle croie que j’assure.

(Version lue Editions Allia – 2 volumes et une intégrale)

The Other Hollywood de Legs McNeil et Jennifer Osborne

Grande première, ce n’est pas d’une Bande Dessinée dont on parle aujourd’hui, mais bien d’un livre et celui-ci a très peu d’illustrations.

En bref, The Other Hollywood porte très bien son sous-titre "l’histoire du porno américain par ceux qui l’ont fait."

Sous la forme d’interviews croisées, vous serez plongés dans l’univers de l’industrie pornographique américaine. Les intervenants sont soit des acteurs, des réalisateurs, mais aussi des agents du FBI (qui essayaient d’arrêter tout ce petit monde).

Des années 60 à maintenant, en passant par les années fastes des "Eighties", vous saurez tout, on ne vous cachera rien. Vous aurez même la possibilité de vous faire un avis sur les personnes en recoupant les entretiens, mais aussi de voir le monde évoluer et accepter le genre.

Si on se doute bien que le milieu n’est pas de tout repos, les connexions mafieuses et la drogue ne sont pas loin. On apprécie énormément de connaitre les motivations de chacun et de pouvoir pour une fois connaitre les à-coté des tournages sans aucune langue de bois.

Avec un pavé de plus de 600 pages, le livre permet une vraie exploration de cette industrie. Le commencer, c’est ne plus pouvoir lâcher le livre jusqu’à la fin tellement il est passionnant.

(Version lue Editions Allia)