La Mauvaise Elève de Ardem

Ardem est un dessinateur français au style cru et très réaliste aux œuvres fortes et perturbantes.

En bref, Mathilde est une jeune fille de 18 Ans accumulant les mauvaises notes malgré ses efforts. Sa bonne amie Vanessa essaie bien de lui changer les idées et lui trouve même un professeur particulier. Celui-ci a une seule exigence : se faire rémunérer en nature. C’est bien entendu le point de départ pour une escalade dans le sexe.

Comme souvent avec Ardem, les femmes subissent le sexe et sont le jouet des désirs masculins. Donc les féministes passeront très vite à autre chose, l’œuvre ne leur est pas destinée. Même si l’héroïne y découvre sa sensualité et apprécie au final son traitement, la conclusion qui voit Mathilde prendre confiance en elle n’est pas ce qu’on peut espérer de mieux en terme de carrière.

Mais Ardem dépeint parfaitement cette part de volonté de domination recherchée par beaucoup d’hommes et souvent retranscrite dans le cinéma pornographique. Son dessin et son style correspondent parfaitement à ses intentions. C’est véritablement un tout extrêmement cohérent. C’est encore une fois sous le signe de la confession intime que l’auteur place son récit.

Chacune des BDs lues de cet auteur reste efficace et le récit toujours satisfaisant malgré des scénarios assez minces. Si vous êtes bien à la recherche de sensations fortes, vous ne pourrez pas passer à côté.

- Te voilà bien remplie côté pile, ma chérie ! Je vais te combler côté face à présent !

(Version lue DYNAMITE Editions Collection Outrage)

Chantages T2 de Ardem

Ardem est certainement l’auteur français le plus extrêmement pornographique.

En bref, Héléna subit le chantage de collègues et doit ne rien refuser à ces maitres chanteurs. C’est au tour de sa fille Léa d’avoir à subir le même sort par le fils du patron. Et il sera tout aussi inventif, cruel et sadique que son ainé.

Toujours dans le même style graphique réaliste et sale, Ardem malmène ses personnages féminins les livrant complètement aux plus bas instincts masculins. Le lecteur trinque entre écœurement et fascination.

Si il y a bien une devise qui caractérise le travail d’Ardem, c’est "toujours plus, toujours plus loin, toujours plus pervers" et la série Chantages ne déroge pas à la règle. Si le premier volume était déjà moralement discutable, le second pousse le bouchon plus loin. Petit bémol (et ce n’est pas un mal), on note la disparition de l’urophilie. Toutes les scènes sont exclusivement sous contraintes.

Léa est un personnage moins lisse que sa mère. Elle est plus provocante et joue de son pouvoir sur les hommes au début de l’histoire, mais tombera vite dans l’enfer du chantage.

Donc beaucoup d’excès et aucun compromis sont le nerf de cette série choc. Impossible de rester indifférent, on en serait presque à sortir aussi traumatisé de cette histoire que le seraient Héléna et Léa.

(Version lue DYNAMITE Collection Outrage)

Tournage Amateur de Ardem

Ardem délivre la suite et fin de la série "Les Films de Justine" qui a commencé par Vidéos Privées.

En bref, nous retrouvons Justine, toujours aussi belle et désirable. Elle a largué son mec qui l’avait mise au films amateurs avec son beau-frère. Acceptant son fantasme exhibitionniste, elle participe au tournage d’un "vrai" film sur une île paradisiaque.

Toujours avec son trait réaliste, Ardem livre la suite du récit avec facilité. Les éléments du récit restent les mêmes. On retrouve l’écœurement dans certains personnages forcés, Aurélie remplace Justine à ce rôle, Le "queutard" odieux et pervers et aussi le compagnon qui impose son fantasme à sa compagne.

Si on reste satisfait par l’ensemble, on s’ennuie un peu devant le manque de rythme et des scènes un peu longues. Le point d’orgue de l’histoire reste la partouze qui révélera Aurélie à sa sexualité, très anale.

Malheureusement, rien est très original sans jamais être mauvais. On attendait davantage de l’auteur face à la qualité des précédents titres lus. Les thèmes de l’exhibitionnisme et du voyeurisme ne sont pas assez bien exploités et préférés à des fantaisies plus simplistes.

- Tu vas nous servir de vide-couilles, pas vrai ? Sac à foutre !!!

(Version lue DYNAMITE Collection Outrage)

(Désolé pour les extraits très petits – Merci de vous reporter à Vidéos Privées pour vous familiariser avec le dessin)

Vidéos Privées de Ardem

Ardem est un auteur français. On a parlé de lui pour Chantages.

En bref, Justine est potiche pour un jeu télévisé. Pour épicer leur vie sexuelle un peu trop sage, son mari décide de filmer leurs ébats.

Avec Ardem, la perversion est toujours au rendez-vous. Le couple ne s’arrête pas au simple fait de faire l’amour ou quelques jeux devant la caméras. Justine s’offre, sous la pression de son mari, à un autre, puis encore d’autres. Se découvrant totalement soumise, elle va être humiliée et souillée. Avec les présentations sous formes d’interview, la psychologie des personnages est plus facile à appréhender, à la manière d’une émission de télé-réalité.

Comme dans Chantages, le propos est fort et pousse le lecteur. On est dans une pornographie totale et décomplexée qui cherche constamment à aller toujours plus loin. En matière de sexe, il n’y a que les barrières que chacun souhaite ne pas franchir. Ardem les repousse, bien plus que n’importe quel film peut le faire.

Le dessin d’Ardem est lui-même choquant. Les corps poilus des hommes sont rudes, les sécrétions ruissellent. La représentation est "réelle" et non sublimée comme dans la plupart des autres auteurs.

Amateurs de sensations fortes, cette BD est pour vous. Attention aux autres qui pourraient avoir la nausée. Les dernières scènes sont quand même assez dures.

- Elle vient ! Elle vient, ma sauce fumante et gluante !

(Version lue DYNAMITE Collection Outrage)

Chantages T1 d’Ardem

Ardem est un dessinateur Français. Son nom est Alain Mounier.

En bref, Héléna est cadre dans une société. Ses collègues découvrent son passé sulfureux et décident de la faire chanter. Elle appartiendra à chacun pendant 24 heures contre  leur silence.

Avec un scénario de base très proche d’un soap à la Santa Barbara, Ardem nous livre un récit hautement pornographique. Ses planches de sexe sont visuellement dans le ton d’un film Dorcel. Sans grandes surprises, on peut reconnaitre une certaine efficacité.

Cependant, ce tome est peut être une des BDs les plus perturbantes jamais lues. Ici, tout est fait sous contraintes, Héléna est forcée constamment jusqu’à la nausée. Elle est niée physiquement et moralement et c’est le lecteur qui est écœuré. Donc cette série ne plaira pas à tout le monde, vous êtes prévenus, d’autant que les scènes s’enchainent crescendo et tendent vers le dégoûtant encore plus.

Côté dessin, Ardem restitue très bien les expressions de ses personnages, l’horreur vécue par Héléna et une autre victime est palpable. Le style noir & blanc est net, simple et sans bavure.

Glorifiant le statut de femme-objet impuissante et contrainte, la lecture peut être ardue. Mais pourquoi avoir laissé autant de fautes d’orthographe dans le texte? Pire que le scénario et ses situations, on a l’impression d’être négligé.

- Écoutez, chère Héléna, j’ai par exemple en ce moment envie de mater votre cul et d’enfoncer ma langue entre vos fesses ! Alors faîtes ce que je vous dis ou on vous encule à tour de rôle sur votre bureau…

(Version lue DYNAMITE CollectionOutrage)